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Prix des places *
Prix public (frais de location inclus):
1ère catégorie : 37 €, 2ère catégorie
: 32 €, 3ème catégorie : 22 €
Opération « Soyez les premiers aux premières »
du mercredi 13 au jeudi 21 septembre inclus (frais de location inclus) :
19,50 €, 17 € et 12 €
à partir du 13 septembre 2006
du mardi au samedi à 21h00, matinées samedi et dimanche à
17h
Une comédie de Mohamed Rouabhi
Voir
la bande annonce
Mise en scène : Clotilde Moynot assistée
de Isabelle Gozard
Lumières : Stéphanie Daniel
Décor : Scoot
Costumes : Julie Scobeltzine
Musique : Andrew Crocker
Avec
Lionnel Astier (Jo)
Georges Fracass (Sergio)
Samir Guesmi (Ritchie)
Edmond Bensimon (Tony)
Mohamed Rouabhi (Franckie)
Albertine M. Itela (Pamela)
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Jo le garagiste obsédé, Ritchie le poète
« pas ostentatoire », Franckie le fils de l’homme qui a vu
Zappa et Tony « le Feuj » vont-ils réussir à accorder
leurs violons pour réussir le joli coup que leur propose Sergio, caïd
magnanime?
Percer un trou dans un très gros mur,
ce n'est pas une affaire de gonzesse...
Cette pièce, dont l’inspiration doit beaucoup aux films de Guy
Ritchie (« Snatch », « Lock, Stock and Two Smoking Barrels
») offre des jolis défis à qui veut la mettre en scène.
D’abord, parce qu’elle est écrite comme un film : on y saute
constamment d’un lieu à l’autre, d’un temps à
l’autre, du rêve à la réalité. Le premier défi
est de restituer sur une scène de théâtre cette équipée
débridée et rebondissante.
Ensuite, sous l’apparence d’une nouvelle version déjantée
des « tontons flingueurs », la pièce cache un double-fond
qui n’est pas sans réjouir les détracteurs du « tout
pour le fric, tout pour ma gueule et rien pour les autres » au nombre
desquels je me compte.
Ses personnages masculins, englués dans leur panique d’être
des ratés, des exclus, des minables, patinent à cœur joie
dans les peaux de banane qu’ils se jettent mutuellement sous les pieds.
C’est ce patinage peu artistique qui déclenche l’hilarité,
qui les rend attachants et humains. S’ils étaient moins maladroits,
moins paumés, moins pauvres, ils seraient sûrement détestables
d’imbécillité raciste, machiste, et j’en passe.
Cependant, la maladresse et la pauvreté n’excusent pas tout !…
Le deuxième défi consiste donc à préserver l’humanité
de ces « bras cassés » tout en désignant par le rire
la tragédie d’un système absurde après lequel ils
courent sans jamais pouvoir le rattraper.
Je fais pour cela confiance à l’intelligence et la
drôlerie des acteurs, dont certains étaient à l’esprit
de l’auteur quand il a écrit la pièce. Pour l’ingéniosité
et la mobilité des décors, je fais confiance à SCOOT. Pour
la musique voyageuse, je fais confiance au jazzman Andrew Crocker, venu à
Paris des abords de Chicago. Les éclairages de Stéphanie Daniel
et les costumes de Julie Scobeltzine finiront d’habiller cette comédie
grinçante dans un registre actuel, sensible et ironique.
Clotilde Moynot
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